modifier la page
bandeauhaut.png

4000 ans en bref...

Le go est né en Chine, c'est une certitude, mais plusieurs histoires racontent sa naissance. Selon l'une d'elles, il y a un peu plus de 4.000 ans, l'empereur Shun inventa le jeu afin d'aiguiser l'intelligence de son fils Shokin. Selon une autre, au cours du règne de l'empereur Ketsu, au 18ème siècle avant notre ère, un vassal nommé U l'imagina afin de distraire son suzerain. La première trace écrite faisant mention du go remonte au Tso Chuan, un classique chinois du 5ème siècle avant J.C.

Le go fut introduit au Japon en l'an 735 de notre ère par l'ambassadeur Kibidaijin, de retour d'un voyage en Chine. D'abord limité à la seule cour impériale, il se répandit dès le 13ème siècle dans toutes les classes de la société, et devint le jeu favori des Samouraï qui y jouaient jusque sur le champ de bataille. A partir du 17ème siècle, le jeu se développa au sein de la bourgeoisie et de l'aristocratie, et fit partie des quatre arts royaux, au même titre que la calligraphie, la peinture et la harpe.

Le Jeu de Go a commencé à se développer en France dans les années 1970. Longtemps réservé à une élite, le jeu se développe rapidement aujourd'hui grâce aux efforts de la Fédération Française de Go.

Quelques minutes suffisent à apprendre les règles, mais le jeu recèle tout une subtilité et une harmonie cachée. Le jeu force par exemple le joueur à avoir un regard critique sur lui-même s'il désire progresser. Il doit connaître ses faiblesses, ses forces, son agressivité et beaucoup d'autres facteurs qui entrent en jeu. Cette force fait du jeu de Go l'un des jeux de stratégie les plus passionnants, mais surtout celui qui apporte le plus haut niveau du développement personnel et de la connaissance de soi. Le Go est l'art martial de l'esprit…

Le go, outil de communication, éveille et renforce positivement les comportements et les relations interpersonnelles. Yasutoshi Yasuda, à l'origine de cette découverte, est un joueur de go professionnel japonais. Préoccupé jusqu'à l'obsession par les problèmes de violence dans les écoles japonaises, Yasuda a cherché à y introduire une version très simplifiée du jeu de go. Il a découvert, à sa grande surprise, qu'il obtenait des effets positifs immédiats et marquants. Ses résultats dans les écoles l'ont encouragé à développer sa méthode dans des foyers pour personnes âgées, puis dans des institutions pour handicapés physiques et mentaux. Dans chaque cas, le jeu a eu un impact positif surprenant. Dans les situations les plus favorables, Yasuda a paradoxalement réussi à faire cohabiter avec succès différentes catégories de joueurs : jeunes et vieux, malades et bien portants, élèves et professeurs… Particulièrement adapté aux enfants…

Le go aide les enfants à développer leur concentration. La compréhension du Go passe par l'acquisition de la notion d'équilibre. Les idées de groupe, de connexion, de liberté, sont intrinsèques au jeu. Toutes ces notions aident l'enfant à “grandir”. Elles développent également leur créativité : le Go est un jeu dans lequel on crée des formes sur le “goban”. On est libre de jouer à n'importe quel endroit du jeu. C'est un jeu de construction, où l'objectif n'est pas de tuer l'autre. On ne progresse pas par simple mémorisation, mais en laissant libre cours à sa créativité.

Le Go est un art que l'on peut pratiquer toute sa vie, du premier au quatrième âge. Il facilite la communication dans la famille, entre professeurs et élèves, entre seniors et juniors, et facilite les rencontres quelques soient les différences d'âge, de sexe ou de nationalité.